Dimanche c’est bilan : 1 mois

Ce premier mois aura été intense au niveau émotion. La naissance, la découverte, la prise de contact et aussi le retour à la vie « normale » et au boulot…

Les deux semaines de congé parental passées, il est temps de retourner au travail… Plusieurs sentiments, plutôt fort, font leur apparition pour mes premiers jours de boulot :

  • Le sentiment d’abandonner femme et enfant à leurs destins…
  • La peur de rater des premières fois (et ce fut le cas avec son premier vrai sourire)
  • La remise en question des priorités, bébé ? boulot ? pourquoi ???

Je suis assez surpris aussi de tenir le coup -niveau fatigue-, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus dur surtout que, pour soulager la maman, je m’occupe des biberons de nuit ! Au final je ne prend pas ça comme une contrainte, c’est un plaisir ces petits moments hors du temps avec le petit bonhomme.

Avec le recul, ce qui m’a aidé à tenir c’est… l’absence quasi-total de loisir autre que s’occuper du petit et dormir. Certes, ce n’est pas tenable sur le long terme, mais on parle ici de survie, surtout quand le petit vient réclamer à manger toutes les 2h30 et que sur ces 2h30 on passe 45-60 min à s’en occuper ! 😉

A la fin de ce premier mois, j’ai moins le sentiment d’abandonner mes deux amours, j’ai fais une croix sur le fait d’assister à toutes ses premières fois et je retourner bosser (en faisant peu ou pas d’heure sup’) avec un peu plus d’entrain. Heureux comme tout retrouver ma tribut le soir, même si jusqu’à ce qu’on le couche, c’est sport 😉

J’ai pris (ou plutôt repris) conscience que si je bosse c’est pour gagner des € et que ça me permettait également de me sortir du quotidien ‘rush’ de la gestion d’un petit afin de mieux en profiter les courts moments ensemble. Mais cela m’a pris quelques jours pour couper le cordon, car aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est un peu ce que j’ai le sentiment d’avoir vécu à la reprise du boulot. Enfin toute proportion gardée et à la manière d’un papa en tout cas !

Côté poussin, il s’éveille de plus en plus et nous fait sa première poussée d’acné, ça promet pour son adolescence… 😀

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Brève du landau (2)

Hier soir aura marqué la fin d’une époque. Une belle époque… Jusqu’à maintenant nous pouvions déposer le petit prodige et ne le surveiller que d’un oeil, il ne bougeait pas de l’endroit où il était déposé. Ce temps est désormais révolu, hier soir il s’est retourné en se déplaçant, trois fois de suite…

Ça n’a rien à voir avec le hasard, et il faudra désormais garder un oeil constant sur ses mouvement parce qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. S’en est fini de le laisser sur le lit parental (ou autre) pour tranquillement vaquer à d’autres occupation !

Ce petit grandit vraiment, vraiment trop vite.

Dimanche c’est bilan : semaine 2 & 3

Le première semaine est passée à une vitesse folle et voila que nous somme 3 à la maison. 3 à dormir dans la même chambre, nous dans notre lit et lui dans sa nacelle. Il n’était pas question de le laisser sans surveillance, la crainte de la « msn » -rien à voir avec la messagerie, ce sujet là on y pense souvent maintenant encore 😦 -.

Pendant ces deux semaines j’ai vécu à la maison, merci mon congé paternité. Un de mes premiers souvenir c’est qu’il a fait beau quasiment tout le temps (contrairement à  la semaine 1 où je me faisais régulièrement doucher en allant à la maternité) et on a pu se promener tous les jours.

Mais aussi les nombreuses questions que l’on se pose sachant qu’il n’y a personne pour y répondre dans l’immédiat. Est-ce qu’on le lave bien ? Est-ce que pour le cordon, les yeux, le nez, … on nettoie bien ? Doit-on vraiment attendre 3h entre chaque biberon sachant qu’il a l’air mort de faim ? Est-ce qu’il mange assez ?

On apprit à noter ces questions pour les poser à la sage femme et à la pmi (dire qu’avant la naissance je ne savais même pas que ça pouvait exister), on a très vite appris que chacun avait sont avis et qu’il fallait prendre soit-même ses décisions… On le lavait et nettoyait donc bien, et s’il avait faim 2h – 2h30 après son précédent biberon, il fallait le nourir, même si la nuit semblait courte avec 3 ou 4 réveils !

On en a profité un maximum pour le regarder, que dis-je, contempler notre chef-d’oeuvre, parce qu’à vrai dire, mis à part nous en occuper (et dormir quand on pouvait) je ne me souviens d’aucune occupation égoïste & ludique (quelques tentatives, mais qui ne dépassaient pas 10min).

Notre petit bonhomme n’a pas été allaité. Ce n’était pas le choix de la mère (un papa peut donner son avis, mais c’est la mère qui choisit), mais la nature n’en a pas décidé ainsi, la nature ou quoi que ce soit d’autre… Ça a été difficile pour elle, c’est un sujet qui a longtemps été porteur de larmes même si ça va mieux maintenant. Si je pense que l’allaiter aurai été une bonne chose, je suis au final content de la tournure des choses. J’ai pu le nourrir dans ses premiers jours. Cela m’a immédiatement mis un peu plus dans le rôle de personne responsable (on ne va pas dire papa tout de suite) d’un petit être. C’est des moments magique que de lui donner le biberon ! Et l’autre point positif, c’est de mieux pouvoir répartir les tâches avec la maman.

Même si c’était difficile, je garde de très bons souvenirs de biberons donnés en pleine nuit, pas un bruit, juste un bébé qui mange ! Par contre… les 5 min qui précèdent sont en générale composées de la manière suivante : Oh non… pas déjà… il aurait pu dormir plus… un levé au radar, une préparation de biberon au radar (et parfois il faut recommencer quand on se trompe dans les comptes) et le déplacement dans l’appart, au radar pour chercher l’affamé !

J’ai vite appris à oublier le changement de couche en pleine nuit, ça évite de se faire uriner dessus et… les accidents de grosse commission. Je tiens à rassurer tout le monde, non, il n’a pas été maltraité pour autant, quand le gros colis était détecté, le nettoyage était fait… Et ensuite j’allais me recoucher, dormir…

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Et il y a aussi eu le test de différentes tétines, notre petit homme était un peu fénéant lorsqu’il s’agissait de manger (il a bien changé depuis…) Avec un certain type de tétine, il mettait 30, 40 ou 50 min pour un biberon. On a fait un test avec un nouveau type, il a mis 10-15 min, on était tout heureux de tout ce temps que l’on allait gagner avant de changer d’avis après son rot… J’ai du changer de pull et son ventre était quasi vide 😉

Ces deux semaines étaient vraiment belle, un très beau moyen de s’attacher corps et âme à ce petit homme (si ce n’était pas le cas bien avant !!!) Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a fallu retravailler à la fin de ce congé…

Dimanche c’est bilan : semaine 1

Au soir de ma première semaine avec lui, quel bilan aurai-je pu faire ?

Il est né un lundi, 11h39. Si la première journée a été particulière, le reste de la semaine a été mené à un train d’enfer avec des constantes : réveil aux aurores pour rejoindre femme et enfant, boulot, pause déjeuner avec mes deux amours, re-boulot, début de soirée avec ma famille (si je commence à me faire à l’idée d’être papa, le concept de famille me fait encore sourire avec l’envie de dire… euh qui ça? nous ???) pour finalement rentrer me coucher… Pas besoin de faire autre chose en fait !

J’ai fait le choix de travailler sa première semaine parce que la maternité était proche, que la jeune maman était bien encadrée, c’est pour son retour à la maison avec le petit fauve que je réservai mes congés paternités. J’y reviendrai dans un autre article sur l’importance de les prendre tôt (enfin… à mon avis !)

J’ai donc pu le voir le matin, le midi et le soir. Pour le débrief avec la nouvelle maman sur les nuits chaotiques passées à veiller. M’en occuper aussi, pour soulager la maman un peu, mais surtout parce que c’est normal. La maternité c’est le meilleur endroit pour apprendre à l’habiller, le changer, lui faire ses soins, et lui faire prendre le bain alors qu’il est si petit et fragile et qu’il ne demandait qu’à glisser de mes mains. Sans oublier le plus fort émotionnellement, le prendre dans mes bras lorsqu’il ne dormait pas, commencer à me sentir papa.

Le dimanche, mes deux amours sont sorti de la maternité. On est passé à la chapelle avant de rentrer. Alors qu’habituellement j’ai du mal avec la religion -overdose dans ma jeunesse-, le moment s’y est prêté. Et on est arrivé à l’appart, j’ai fait le tour du propriétaire avec mon petit endormi afin qu’il s’imprègne des odeurs, de l’ambiance et de son nouveau chez lui. L’après-midi, vu le beau temps, on a fait notre premier tour en landau. Et je peux vous dire que le jeune papa était fier comme un paon !

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Niveau boulot, rien de spécial à signaler, c’est le genre de semaine où l’on est présent physiquement avec la tête ailleurs, forcément…

La déclaration à la mairie a été l’occasion d’officialiser sa venue, c’est con parce qu’en fait il était déjà là depuis deux jours, mais de le voir écrit sur un papier officiel avec un coup de tampon de la mairie de Paris (ouais un parigot…) c’est bizarre !

Je n’ai pas vu cette semaine passer, ce fut un sprint de 7 jours.

Et puis la fatigue, déjà ou plutôt encore… J’ai eu la mauvaise idée de tomber malade, rien de méchant, juste un petit rhume, mais ce fut assez pour me faire porter le masque et ne pas pouvoir le couvrir  de bisous… Mais je me suis rattrapé depuis 😉

Le dimanche, c’est bilan : jour 1

Au soir de ma première journée avec Alexandre, quel bilan aurai-je pu faire ?

Je me souviendrai toujours de certains détails de ce début de journée. On s’est réveillé -presque tranquillement- vers 8h, on est parti vers 9h20-30 pour arriver à 10h. C’était possible parce que son arrivée était programmée (il aurait pu venir par surprise, mais il a préféré attendre sagement sa venue). La route était dégagée et on a pu profiter d’un début de journée ensoleillé avant de passer aux choses sérieuses… Parce que sa naissance c’est…

Incroyable, dingue, hallucinant, fou, magique, et tout un tas d’autres mots me traversent l’esprit à chaque milliseconde. J’ai porté mon fils -rien que cette évocation me fait sourire béatement, niaisement même- alors qu’il n’avait pas 10 minutes. Je l’ai serré tout contre moi pendant que l’on s’occupait de la maman pendant de longues minutes alors qu’il semblait dormir, tout épuisé qu’il était par les pleurs et le stress de la naissance.

Tellement de chose me sont passés par la tête, je n’arrive pas à retrouver le détail, juste les émotions brutes. Un frisson dans le dos devant l’énormité de la situation.

Moi, Papa de lui :
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Le temps s’est figé, la journée m’a semblé durer une semaine ou plus encore. Un condensé de sentiment, notamment l’apparition de la crainte pour lui. En le voyant s’écraser contre un sein à ne plus pouvoir respirer. La joie évidemment, le soulagement aussi, il est en bonne santé, tout va bien pour lui et tout va bien pour la maman après l’opération.

A me relire, les mots joies et soulagement paraissent trop faible, trop fade. Un peu comme de manger quelque chose après avoir saturée ses papilles d’épices fortes de type wazabi, moutarde, curry…

Si Vice et Versa avait eu à illustrer tout ça, un feu d’artifice aurait été le minimum.

Le soir, en allant me coucher, je n’ai pas réussis à trouver le sommeil, revivant chaque seconde de cette journée unique, avec comme hymne, la dernière chanson que j’ai entendu dans la voiture avant de me garer :

On a attendu si longtemps pour le rencontrer, 9 mois (un peu moins en fait vu que le premier mois on ne sait pas vraiment et il est arrivé avec 10 jours d’avance), cette journée restera un moment particulier dans ma vie.

Petits Moments

Dans ma jeune vie de papa, il y a le quotidien, les nouvelles habitudes que l’on cherche à mettre en place vu le chamboulement d’un quotidien qui était bien organisé (ou pas…), et, il y a les petits moments. Souvent unique, souvent magique, qui donne le sourire rien qu’à y repenser et que l’on garde en mémoire longtemps.

Son premier sourire fait parti de la liste. Sa première manifestation de joie un soir en rentrant du travail aussi (ou comment transformer une journée de merde en super journée en un instant !). Et il y a hier soir, en rentrant, il m’a souri en me voyant, il a tendu ses petits bras vers moi, tout sourire. Je n’ai pas pu résister résister à son appel, et je l’ai pris puis mis debout sur mes genoux. Il ne lui en a pas fallu beaucoup plus pour manifester sa joie à grand renfort d’explosion de rire et de sourire pendant pas loin de 10 min !

La maman était partagé entre l’amusement et un soupçon de jalousie, il était un peu grognon le reste de la journée.

De mon côté, j’ai fondu, comment faire autrement devant cette démonstration d’amour ? A cet âge on ne calcul pas… Ses sentiments sont bruts et c’est ce qui rends ces petits moments si beau !

sourire
#guimauve